poeme
Descente à Qiang-Ling

Aux nuées de couleur quitter la ville à l’aube
Mille lis en un jour pour regagner Qiang-Ling
Sur les deux rives sans répit les singes crient :
Déjà mon esquif a franchi dix mille montagnes.
Li Po (onzième siècle)


Ce poème de Li Po, calligraphié dans le temple taôiste du Mai Dao, m’a été offert par le calligraphe officiant dans le jardin aux stèles soutenues par de lourdes tortues de pierre où tout pourtant se monnaye, jusqu’aux petits chaussons pour entrer dans le temple principal dont la grande fresque part en poussière vite balayée sur le sol immaculé.
Le Mai Dao ouvre la route de la doyenne des cinq montagnes sacrées, le Tai Shan aux 6500 marches que nous avons escaladé au-delà de la porte de l’immortalité vers la roche surplombant le vide de la porte du ciel, temps lumineux ponctué d’austères coup de gong provenant d’un petit temple où de  jeunes immortels aux deux chignons de nuages s’activent, ceux- la mêmes peut-être qui se moquaient du vieux Li Po il ya mille ans,  temps perdu, visage rouge fané  apprenant trop tard l’art de l’immortalité :  Ta vie est trop courte pour l’art 

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